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Fiscalité · Semaine 8

TPMP vs plus-value : quel régime à la revente en 2026 ?

Deux façons d'être taxé quand on revend de l'or : un forfait sur le prix de vente, ou l'impôt sur la vraie plus-value. Le bon choix dépend de vos papiers — pas du cours du jour.

Publié le 8 septembre 2026 · Lecture : 9 min

Documents fiscaux et pièces d'or sur un bureau

En France, la revente d'or par un particulier n'est pas « hors impôt ». Deux régimes coexistent : la taxe forfaitaire sur les métaux précieux (souvent appelée TPMP ou TPV) et le régime des plus-values. Le premier est simple ; le second peut être beaucoup plus favorable — à condition d'avoir une facture d'achat.

Ces lignes sont indicatives (barèmes 2026, à vérifier avec un fiscaliste). Elles ne constituent pas un conseil personnalisé.

Le régime forfaitaire (TPMP / TPV)

On applique un pourcentage au prix de cession, sans regarder ce que vous aviez payé. C'est le régime par défaut quand vous n'avez pas de justificatif d'acquisition, ou quand vous ne demandez pas l'option plus-value.

  • Métaux précieux (or d'investissement, lingots, nombreuses pièces) : taxe forfaitaire de 11 % + 0,5 % de CRDS, soit 11,5 % du prix de vente ;
  • Objets précieux (certains bijoux, montres selon qualification) : souvent 6,5 % — d'où l'importance de la nature du bien.

Avantage : aucune preuve d'achat. Inconvénient : vous payez même si vous vendez à perte, et même si la plus-value réelle est minuscule.

Le régime des plus-values

On taxe la différence prix de vente − prix d'achat (frais compris), au taux global des plus-values sur biens meubles, avec un abattement pour durée de détention (5 % par année au-delà de la 2e, exonération totale après 22 ans — mécanisme à confirmer sur votre millésime fiscal).

Conditions pratiques :

  • Facture d'achat nominative, datée, détaillée ;
  • Ou acte de donation / succession permettant de reconstituer un prix de revient ;
  • Option exprimée au moment de la cession, avec imprimé fiscal adapté.

Intéressant si : vous avez acheté cher, vous détenez longtemps, ou la plus-value réelle est faible. Défavorable si vous n'avez aucun papier (impossible) ou si vous avez acheté très bas il y a peu.

Quel régime choisir — cas types

SituationPiste
Bijoux hérités, aucune factureForfaitaire (souvent le seul possible)
Lingotin acheté il y a 3 ans, facture conservée, cours +20 %Comparer les deux : parfois le forfait gagne, parfois la PV
Pièces détenues 22 ans+, traces d'achatPlus-value souvent plus douce, voire nulle
Vente < 5 000 € de bijoux personnelsSeuil / dispense à vérifier — ne pas généraliser à l'or d'investissement

Le comptoir ne « choisit pas pour vous » à l'aveugle : il collecte l'identité, établit le bordereau, et applique le régime que vous (ou votre conseil) orientez avec les justificatifs. Un négociant sérieux refuse les montages flous.

Ce qu'il faut conserver dès l'achat

  1. Facture PDF + papier, nom, poids, titre, n° de lingotin ;
  2. Bordereaux de rachat précédents ;
  3. Actes notariés si l'or vient d'une succession ou d'une donation ;
  4. Photos des poinçons pour relier le bien au papier.

Sans cela, vous retomberez sur le forfait — ce n'est pas une catastrophe, c'est juste souvent plus cher. Guide plus large : fiscalité or et argent.

Bijoux, pièces, lingots : ce n'est pas le même tiroir

Un Napoléon d'investissement, un lingotin scellé et une gourmette 18 ct ne tombent pas toujours dans la même case (métaux précieux vs objets précieux, TVA à l'achat, seuils). D'où l'intérêt d'un devis par nature de bien, pas d'un tas unique « tout à 11,5 % ».

Au comptoir parisien

Euro Pièce d'Or établit un bordereau détaillé et vous remet les documents de cession. Apportez factures et pièce d'identité — 112 rue de Richelieu (lun.–ven.) ou 89 rue de la Pompe (lun.–sam.). Pour un lot mixte (bijoux + lingots), demandez le détail par catégorie.

Vérifiez toujours les taux et imprimés en vigueur auprès d'un expert-comptable ou des notices des impôts. Les barèmes évoluent.